Tous les moyens sont bons pour gagner des clients. «En 2021, nous voulons accompagner nos clients au-delà de la banque», confiée à L’Agefi Benoit Grisoni, PDG de Boursorama. En décembre, La banque en ligne de la Société Générale a lancé l’initiative Le coin, dans la veine du système de cashback.

La banque en ligne propose notamment des promotions et des bons de réduction, avec une trentaine de partenaires, dont Cdiscount, Ikea et même Amazon. À ce jour, 50 000 clients ont utilisé cette plateforme. «Nous espérons convaincre davantage de partenaires cette année: nous pensons que notre proposition de valeur doit être enrichie. Nous voulons offrir des services qui ne sont pas en banque », précise son patron.

Cette initiative fait partie d’une solide base de clients. La banque, qui revendique 2,5 millions de clients, en a recruté plus de 580 000 l’an dernier, contre 530 000 en 2019. Elle veut attirer davantage “encore plus” en 2021. Il vise 4 millions en 2023 et 4,5 millions en 2025.

Objectif de rentabilité
reporté à 2024

La banque en ligne repose sur un levier: la recommandation. “La moitié de nos nouveaux clients ont moins de trente ans et arrivent par ce canal”, souligne Benoît Grisoni. Une pratique qui implique le versement de bonus aux sponsors, au détriment de la rentabilité. Boursorama a donc décidé de déplacer son retour vers les bénéfices, initialement prévu pour 2020. «Nous resterons sur une logique d’acquisition forte entre 2021 et 2023. Cet investissement pèse lorsque nous acquérons des clients, d’où la perte cumulée que nous anticipons de 230 millions d’euros sur cette période», explique son patron. “Si nous pouvons limiter les pertes, nous le ferons », il ajoute. En 2019, Boursorama a subi 50 millions de pertes, contre 28 millions et 24 millions de pertes en 2018 et 2017.

«100% de ce que nous décrivons se fait en croissance organique. L’essentiel est de s’assurer que les pertes sont pleinement et directement liées à une forte croissance, de rester parfaitement manœuvrable et d’assurer la cohérence de son modèle économique », explique Benoit Grisoni. Après cette phase d’acquisition, Boursorama devrait retrouver sa rentabilité en 2024, alors que le groupe anticipe un résultat net de l’ordre de 100 millions d’euros, qui doublerait en 2025.

En 2021, Boursorama espère plus “équiper” ses clients en économie. «Nous avons une dimension consultative qui peut aller plus loin. Nous travaillons à l’amélioration de nos produits sur les comptes titres et l’assurance-vie. Nous travaillons également sur des alternatives aux fonds en euros », précise son chef. Dans le paiement, que son patron considère “Une révolution permanente”, la banque souhaite améliorer la mobilité, le paiement en temps réel et l’attractivité des paiements internationaux.

Élargissez l’offre d’assurance

Fin novembre, Boursorama a également lancé une offre en assurance habitation. D’autres offres devraient voir le jour cette année dans ce métier. La banque souhaite également aller plus loin sur le crédit, en soutenant “Dès que possible” ses clients. Boursorama revendique actuellement 40 milliards d’euros d’actifs, avec un montant moyen de 15 000 euros par client.

En revanche, alors que de nombreuses banques ont annoncé de leur intérêt pour le bitcoin, Boursorama marche sur des coquilles d’œufs. «Nous n’avons jamais vu la crypto-monnaie comme un problème. En 2021, nous prévoyons progresser sur l’agrégation de crypto-monnaie de nos clients. Nos clients sont très jeunes, il est possible qu’ils souhaitent investir dans ces produits », confie son patron. Après agrégation, la banque pourrait proposer d’investir dans des crypto-monnaies, «Mais un cadre reste à trouver. Le Bitcoin peut être une classe d’actifs intéressante pour améliorer ses performances ou diversifier ses risques en plus de la richesse des investissements déjà proposés », conclut-il.

.



Source link

Leave a Reply