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Dans le cadre de l’examen annuel spécial 301 du représentant américain au commerce, le Pérou a présenté une mise à jour détaillée de ses plans et réalisations en matière d’application du droit d’auteur. L’autorité péruvienne de protection de la propriété intellectuelle rapporte qu’elle s’est associée au groupe de l’industrie musicale IFPI, qui aidera à identifier et à bloquer les sites problématiques, y compris les services d’extraction de flux.

ifpiChaque année, le représentant américain au commerce publie une nouvelle mise à jour de son Rapport spécial 301mettant en évidence les pays qui ne respectent pas les normes américaines de protection des droits d’auteur.

L’aperçu annuel est destiné à motiver les gouvernements étrangers à améliorer la politique et la législation en faveur des titulaires de droits d’auteur américains.

La liste de cette année sera publiée dans quelques semaines. L’un des pays « nominés » est le Pérou, qui est étroitement surveillé par les titulaires de droits. En réponse à diverses questions soulevées, l’Institut national péruvien pour la défense de la concurrence et la protection de la propriété intellectuelle (INDECOPI) a envoyé une mise à jour de ses plans et réalisations à l’USTR.

Le Pérou s’engage à lutter contre le piratage en ligne

Ces mises à jour diplomatiques ne sont pas nouvelles. Cependant, ils peuvent parfois offrir un meilleur aperçu de la collaboration entre les États et les organisations privées qui, généralement, reste à huis clos.

C’est également le cas de la dernière lettre du Pérou. Répondant aux questions et remarques des titulaires de droits, l’INDECOPI informe l’USTR que la lutte contre le piratage en ligne reste une priorité.

Au cours de l’année écoulée, l’organisation gouvernementale a demandé aux FAI de bloquer plusieurs sites d’extraction de flux, par exemple, et ces efforts se poursuivront.

« L’INDECOPI poursuivra le suivi et la surveillance dans l’environnement numérique des sites de piratage suspectés pour l’année 2022 et prendra les mesures correspondantes pour bloquer les sites illégaux qui permettraient le téléchargement d’œuvres sous la modalité de stream ripping, ainsi qu’en ce qui concerne la transmission de événements sportifs via le streaming.

Collaboration avec l’IFPI

Pour s’assurer que rien n’est laissé au hasard, INDECOPI s’est associé au groupe mondial de l’industrie musicale IFPIqu’il décrit comme l’un de ses alliés dans la lutte contre le piratage en ligne.

L’IFPI place les sites pirates sur le radar du gouvernement péruvien, mais il propose également une formation et une éducation, afin que les autorités compétentes puissent accroître leurs compétences anti-piratage.

« L’INDECOPI vient de signer il y a quelques jours un protocole d’accord avec l’IFPI […] mettre en œuvre conjointement des mécanismes de coopération, notamment en matière de formation et d’échange d’informations pour la détection […] de sites Web, ainsi que d’applications mobiles et de bureau, par l’intermédiaire desquels sont commis ou contribuent à des actes présumés illicites.

Information et éducation

Entre autres choses, l’IFPI partagera avec les autorités des informations sur les sites contrevenants. L’INDECOPI pourra alors utiliser ces informations pour intenter une action en justice.

L’année dernière, le gouvernement avait déjà demandé le blocage de 17 sites Internet par les FAI. Ceux-ci incluent les services d’extraction de flux FLVto.biz, Y2Mate et Yout.com. Cependant, avec l’aide de l’industrie de la musique, cette liste devrait s’allonger au cours de l’année à venir.

L’IFPI a confirmé à TechTribune France qu’il avait signé un accord de coopération avec l’autorité péruvienne de la propriété intellectuelle. L’un des principaux objectifs est d’échanger des renseignements sur le paysage du piratage musical et de contribuer aux efforts de blocage en cours et aux enquêtes connexes.

Il est assez courant que les titulaires de droits et leurs représentants soient impliqués dans des procédures de blocage de sites, que ce soit par le biais de poursuites ou de procédures administratives. Cependant, c’est la première fois que nous le voyons être présenté comme une collaboration.

En plus de l’IFPI, le Pérou s’est également associé au ministère espagnol de la Culture et des Sports. Les deux pays uniront leurs forces pour lutter contre le piratage en ligne et d’autres activités portant atteinte au droit d’auteur.

Une copie de la lettre de l’INDECOPI à l’USTR est disponible ici (pdf).

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