Saviez-vous que les pilotes de Formule 1 étaient en grève aujourd’hui, il y a 39 ans?

En 1982, l’instance dirigeante de la Formule 1 s’appelait FISA. Dans son infinie sagesse sous la direction suprême d’un certain Jean-Marie Ballestre, la FISA a décidé de prendre plus de contrôle sur les pilotes du Grand Prix. Donc, il a glissé quelques nouvelles réglementations dans leurs documents de super-licence.

Parmi celles-ci figurait une clause qui interdisait aux pilotes de critiquer l’instance dirigeante, tandis qu’une autre les empêchait de négocier seuls de futurs contrats pendant la saison des courses.

Une telle règle mettrait la balle dans le camp des équipes, laissant les pilotes inquiets qu’ils seraient échangés comme du bétail entre les équipes.

La plupart des conducteurs ont refusé de souscrire aux nouvelles conditions de la super licence. Et rien n’a été résolu au moment où les équipes se préparaient pour l’ouverture de la saison du Grand Prix d’Afrique du Sud à Kyalami, cette semaine en 1982.


Le pilote Ferrari Didier Pironi (ci-dessus) et Niki Lauda (haut), qui devait revenir en F1 avec McLaren, ont mené les cris contre les nouvelles règles. Parmi les pilotes, une réunion urgente s’est tenue avec des représentants de la FISA pour essayer de trouver un terrain d’entente.

Mais dans un style typiquement explosif, le patron de la FISA, Balestre, n’en avait rien. Au lieu de cela, il a averti les pilotes que s’ils ne signaient pas sur la ligne pointillée, ils ne courraient pas. «À prendre ou à laisser», se moqua-t-il.

Les pilotes de Formule 1 l’ont donc laissé. Ils se sont immédiatement lancés parmi les «actions revendicatives» les plus médiatisées de l’histoire. Bien que la plupart d’entre eux aient passé la semaine précédente à tester lors des traditionnelles séances de pré-saison de Kyalami, la première séance d’essais officiels du week-end de course était prévue pour jeudi matin. Mais aucun des chauffeurs n’est venu…

Au lieu de cela, sur l’insistance de Lauda et Pironi, la Grand Prix Drivers Association a loué un bus pour transporter ses membres unis à l’hôtel Sunnyside Park de Johannesburg avec un convoi de médias en remorque.

Un membre de l’équipe de mars a tenté d’empêcher le bus de partir, mais les chauffeurs n’en avaient rien. Quelques-uns sont sortis du bus pour repousser la voiture incriminée et le bus a rapidement rejoint la N1 vers Jo’burg.

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