Raconter la nouvelle dans un contexte satirique n’est pas une tâche facile, même si l’anime Aggretsuko, depuis sa sortie, a tenté d’aller précisément dans cette direction, nous présentant un protagoniste de bon cœur capable d’incarner parfaitement les doutes auxquels de nombreux jeunes se trouvent aujourd’hui confrontés dans la transition définitive vers l’âge adulte. Après une première saison centrée sur l’analyse de nombreux problèmes dont l’aliénation de l’homme moderneCependant, s’appuyant également sur la question toujours actuelle liée à l’égalité des sexes, le travail a lentement glissé dans la prévisibilité.

Comme indiqué dans la critique d’Aggretsuko 2, la deuxième saison s’est avérée extrêmement modérée et incapable d’être pleinement intéressante. Avec les nouveaux épisodes à la place, l’anime a de nouveau pu renforcer ses atouts nous présentant une situation originale dans laquelle la protagoniste se retrouve même à vivre le phénomène (encore répandu au Japon) des idoles.

Vita da idol!

Le premier épisode (ici vous pouvez lire notre premier regard sur Aggretsuko 3) agit comme un véritable incipit pour cette troisième saison pleine de surprises, mettant Retsuko en fait dans une situation financière tout sauf simple. La pandina, en fait, toujours pas tout à fait dans l’image après la fin de sa dernière relation, commence à dépenser – sans s’arrêter – ses économies durement gagnées dans un jeu de réalité virtuelle dans lequel le protagoniste, un petit ami numérique, embauche pour Retsuko le rôle de substitut de Tadano.

Désormais sur le bord du trottoir, la pandina a malheureusement un autre événement inattendu: l’accident soudain avec sa voiture la conduit à contracter une dette auprès du mystérieux M. Hyodo, une personne très inquiète qui lui propose un emploi en attendant de recevoir le montant de l’indemnisation.

Avec un énorme étonnement, Retsuko découvre ainsi que sa nouvelle mission est d’être comptable pour un groupe d’idoles, un détail qui l’amènera à s’agiter encore plus.
L’œuvre, malgré une partie centrale un peu moins réussie que les épisodes initial et final, parvient tout de même à divertir pendant toute sa durée, grâce au bon mélange de l’ironie typique de la série (parfois capable de conduire à la satire sociale) avec introspectif et profond des moments. Au fil des différents épisodes, nous verrons ainsi Retsuko à la merci des événements, pour ne pouvoir trouver la force de remettre sa vie en ordre afin de mûrir pleinement en tant que personne et pas seulement en tant que simple employé.
Le thème lié à la recherche de sa place dans le monde redevient un pilier fondamental, grâce à de nombreuses séquences avec des pistes de réflexion diverses liées à notre vie quotidienne et à l’importance même que nous accordons à notre travail.

La pandina, en effet, comprendra à la suite de l’histoire que parfois les apparences trompent, réussir à s’appuyer sur ses atouts pour tirer le meilleur parti de la nouvelle situation qui s’est présentée à lui, afin de créer un lien d’estime mutuelle à la fois avec M. Hyodo et avec le même groupe d’idoles.

Ou peut être pas?

La série, en plus de l’examen social de notre présent, décide de se concentrer également sur la composante sentimentale, ne se concentrant pas uniquement sur Retsuko mais faisant évoluer la formule vue dans la deuxième saison, donnant également amplement d’espace aux nombreux acteurs de soutien, surtout Haida qui, au cours des différents épisodes, devra choisir qui aimer vraiment.

Ce nouveau bloc de paris en décide ainsi pour mettre les nombreux personnages devant les doutes qu’ils ont amenés avec eux depuis le début, essayant ainsi de pousser les spectateurs eux-mêmes à se demander ce qu’ils feraient dans le rôle de Retsuko et de ses compagnons. Même les nombreux acteurs de soutien tenteront de faire réfléchir la protagoniste à ce qu’elle veut vraiment, un détail qui la poussera à comprendre enfin que se réfugier en soi n’est peut-être pas la solution définitive à tous les problèmes.

Les séquences de karaoké étaient alors bien mieux gérées par rapport à la deuxième saison (dans laquelle ils s’étaient simplement transformés en sop pour les fans), assumant à la fois la fonction de débouché pour les psychodrames du protagoniste et pour sa propre prise de conscience définitive de son intériorité. Ce sera en fait un choix particulier de Retsuko, par rapport au karaoké, pour ouvrir la voie à de nouveaux horizons encore inimaginables jusqu’à présent.

La caractérisation des personnages environnants est également très bonne, capable d’évoluer au cours de l’arc des nombreux épisodes, avec une mention spéciale pour Hyodo, le manager d’idoles hargneux qui, grâce à ses manières de faire (et son design de personnage très réussi), saura arracher plus qu’un sourire aux spectateurs.

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